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27 août 2012

Arnaud Claass, Le livre des traductions

Cette exposition réunit des images extraites des diverses périodes de l’oeuvre d’Arnaud Claass. En nombre assez restreint, elles n’y sont pas montrées chronologiquement mais selon un jeu d’affinités. S’y rencontrent des photographies des grandes villes américaines des années 1970 puis 1990, d’autres tirées des ensembles en couleur des années 2000, des éléments extraits de sa période « paysage », de sa phase intimiste, de ses objets précaires, ses formations minérales. Qu’ils soient thématiques ou offerts à une multiplicité de sujets, ces ensembles signent d’abord la quête d’une unité de vision.


Une place est également offerte à son travail en cours : les images sont prises, comme toujours, dans le flux du quotidien mais elles rencontrent souvent des éléments visuels rapportés, prélevés par exemple dans des journaux papier, produisant des effets à mi-chemin de la vision et de la lecture. L’intitulé de cette phase actuelle donne son titre à l’accrochage. Le Livre des traductions ne renvoie pas seulement à l’importance accordée par le photographe au livre. Il fait aussi allusion à sa conception de sa discipline : la conduite photographique y est vue comme l’activité constante de traduction d’un certain réel (celui, immédiat et changeant, des apparences) en un autre réel (celui de la photographie, qui peut restituer, par sa littéralité même, le caractère énigmatique des choses les plus évidentes). D’où le titre du nouvel ensemble de textes qu’il vient de publier par ailleurs, Le Réel de la photographie.


Selon Arnaud Claass, la question de savoir si la photographie est un « art » est, somme toute secondaire sinon même encombrante. Elle est pour lui une forme de philosophie en acte. L’affirmation d’une présence au monde et la disponibilité permanente à ce qui peut à tout moment y advenir au regard sont les maîtres mots


Exposition présentée au Magasin Electrique, parc des Ateliers, Rencontres d’Arles 2012.