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ARMSTRONG, David

PORTRAIT-ARMSTRONGNé en 1954 à Boston, États-Unis.

 » En 1968, j’applique le slogan de Timothy Leary, «Turn on, tune in, drop out» et quitte le lycée Lexington pour une école libre hippie appelée Satya, à Kneeland Street dans le Chinatown de Boston. C’est là où je rencontre Nan. Nous avons tous les deux 14 ans. Je vis dans une communauté pendant quelques années près de Harvard Square, tombe amoureux d’un garçon appelé Tommy, puis retrouve Nan dans un appartement à Beacon Hill que nous partageons avec Tom et quelques autres. C’est 1972, une année magique.

Je commence des études à la Museum School en 1974 et les termine à Cooper Union à New York en 1978. C’est en pleine période new-wave, on ne fait pas la différence entre l’art et la fête. Puis Paris, 1980. Je touche le fond en 1984. Je retourne à Boston pour me désintoxiquer : les Alcooliques Anonymes, les jambes des vendeuses. Nan m’y rejoint en 1988.

Je retourne à New York en 1990, puis me rends à Berlin avec Nan en 1991-1994. Encore une époque magique. Je vis à New Haven avec mon nouveau petit ami jusqu’en 1998. Puis encore New York, Brooklyn plus exactement, histoire de me poser. J’achète une maison ancienne, splendide, à Bedford-Stuyvesant, et avec mon meilleur ami James, une vieille ferme en ruine dans les montagnes Catskill. Prêt à faire mon nid, je suis rattrapé par l’univers impitoyable de la mode, et je fais depuis des images sur commande, ainsi que du travail personnel. Le seul élément constant dans ma vie d’adulte a été de faire et de regarder des images, quelles qu’elles soient. « 


Armstrong participe à quelques expositions collectives: 1994 : Nan Goldin/David Armstrong : A Double Life, Museum für Gestaltung Zurich, Suisse et 1995: Biennale du Whitney Museum of American Art, New York.  Il expose aussi dans de nombreuses galeries en Europe et aux Etats-Unis : Zurich, Berlin, Paris, New York, Düsseldorf, Lisbonne, Toronto.

Plusieurs de ses photos furent publiées dans des magazines tels que Vogue (édition française et japonaise), L’Uomo Vogue, Arena Homme+, GQ, Self Service ou encore Another Man. Il travailla par ailleurs pour des marques telles que Zegna, Rene Lezard, Kenneth Cole, Burburry, Puma et Barbara Bui. Encore aujourd’hui, il réalise des commandes pour Wonderland, Vogue Hommes et Purple.


David Armstrong a exposé aux Rencontres d’Arles en 2009: The Indecisive Moment, David Armstrong à Arles.