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FOSSO, Samuel

PORTRAIT-FOSSONé en 1962 au Cameroun, à Kunmba.

Vit et travaille à Bangui, République Centrafricaine.


Il a vécu au Nigeria de 1965 à 1972. Il s’est alors installé à Bangui, où il a ouvert son premier studio de photographie en 1975. Grâce aux recherches de Bernard Descamps, les autoportraits de Samuel Fosso sont montrés pour la première fois en 1994 aux Premières Rencontres Africaines de la Photographie de Bamako créées par Françoise Huguier qui découvrit les deux grands photographes maliens, Malick Sidibé et Seydou Keita.

Lorsqu’il débute, Samuel Fosso utilise les restes de pellicules de ses clients pour se mettre en scène dans des poses et des rôles iconoclastes. Dans les autoportraits des années 70, il montre son attrait pour les chanteurs américains. Il s’amuse à faire le modèle dans ses autoportraits destinés à sa famille notamment sa grand-mère qui vit au Nigeria et à ses amis en sollicitant son imaginaire et en utilisant des images de magazine.

Sa photographie établit des liens ténus avec le continent africain. Il a aussi créé une série en hommage à Tala, un ami sénégalais, tué par les militaires centrafricains («Mémoire d’un ami», 2000). Une série est dédiée à son grand-père, Agwu Okoro, qui l’a guéri d’une paralysie partielle lorsqu’il avait 4 ans («Le rêve de mon grand-père», 2003).

Samuel Fosso a participé à l’exposition d’art contemporain Africa Remix qui s’est tenue au Centre Pompidou en 2005. Il a exposé aux Rencontres d’Arles en 2008, avec sa série Vous serez beau, chic, délicat et facile à reconnaître à l’Atelier de Forges

Samuel Fosso excelle dans la maîtrise de la métamorphose et du déguisement sur un ton décalé et un esthétisme très étudié. Samuel Fosso se met en scène et dévoie les codes du théâtre pour présenter une création unique éloignée sur le fond et la forme de la production africaine contemporaine. Ses autoportraits sont présents dans les collections des plus grands musées du monde : la Tate Modern à Londres, le Centre Georges Pompidou et le musée du Quai Branly, à Paris.

Sa dernière série, intitulée « L’empereur d’Afrique » en 2013 a été présentée pendant la troisième édition de Lagos photo, un festival annuel qui rassemble de grands noms de la photographie. Cinq autoportraits de lui travesti en Mao Tse-Toungpermettent de s’interroger sur les relations entre la Chine et l’Afrique.

En 2014, il expose à la Fondation Zinsou de Cotonou.