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TROISPOUX, Yvette

PORTRAIT-YVETTE-TROISPOUXNée en 1914 à Coulommiers.

Décédée en 
2007 (à 93 ans) à Paris.


Yvette Troispoux était une photographe française qui fut, aux côtés de Robert Doisneau, Willy Ronis, d’Édouard Boubat et de Sabine Weiss, l’une des principales représentantes du courant de la photographie humaniste française.

En 1953, grâce à la Société française de photographie, elle découvre le Club Photographique de Paris, dit le « 30×40 » où chaque jeudi, un professionnel vient à la rencontre des passionnés. Elle photographie les photographes à l’occasion de leurs visites au « 30×40 », puis lors des vernissages ou des dîners. Elle en profitait pour tirer le portrait du photographe exposé, d’où son surnom de « photographe des photographes ». Yvette se fondait dans la foule et avant même que le sujet ne l’ait reconnue, elle déclenchait son appareil. Gisèle Freund, Robert Doisneau, Édouard Boubat, Brassaï, Helmut Newton, et tant d’autres se sont laissés immortaliser par Yvette Troispoux.

La reconnaissance du monde artistique lui parvient en 1971, avec le Grand Prix du Club Photographique de Paris. Mais ce n’est que tardivement, en 1982, lors de sa première exposition à la galerie Odéon-Photo à Paris que le grand public découvre don travail. 

Yvette était un électron libre, qui pendant une cinquantaine d’années, a pris des photos en simple amateur sans se soucier de la valeur marchande. Malgré son grand âge, elle avait une fraîcheur, une spontanéité, une connivence amusée. Outre les portraits, elle a réalisé de nombreuses images de Paris et des bords de Seine. Ses sujets de prédilection ont été toujours la vie quotidienne des hommes, l’événement, le paysage. Elle effectuait également, pour le plaisir, des reportages. C’était toujours le témoignage qui l’intéressait.

Un hommage lui a été rendu lors des Rencontres d’Arles en 2004, où elle fut l’invité d’honneur à l’Abbaye de Montmajour: Yvette Troispoux à Arles.