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2 août 2017

Christodoulos Panayiotou, Prix Découverte, Rencontres d’Arles 2016

ARTISTE PRÉSENTÉ PAR STÉPHANIE MOISDON

L’approche de Christodoulos Panayiotou est résolument multidisciplinaire, nomade et synoptique. Dans ses projections, dispositifs d’expositions et ses lectures-performances, il inclut autant l’architecture que la chorégraphie, le texte et l’image, l’histoire antique et ses récits cachés. L’invention de l’archéologie joue pour lui un rôle central qui lui offre la possibilité de créer des structures narratives complexes sur le temps et l’émergence de nouveaux espaces d’imagination. Invention qui rejoint la question contemporaine de la production de formes, de rituels, de documents, de fictions et de ruines.
Stéphanie Moisdon

Elena Parpa : Vous avez un jour dit à propos de votre oeuvre Wonder Land : « La parade du carnaval de Limassol est une révélation de tout ce que nous voulons être, de tout ce que nous savons ne pas pouvoir être, et de tout ce que nous sommes mais que nous ne pouvons nous permettre d’accepter. » D’où vient votre intérêt pour la pratique de l’archivage ?
Christodoulos Panayiotou : L’archivage ne m’intéresse que dans la mesure où il est capable de révéler l’idéologie qui le sous-tend. Je fais référence ici au moment où il échoue à annihiler ce qu’il veut annihiler. L’esthétique de l’archive ne m’intéresse pas en tant que telle. Non, ce qui m’intéresse, ce sont bien plutôt les récits historiques et leurs structures. À travers leurs faiblesses les archives nous permettent de voir et, peut-être, d’interpréter.
Extrait d’un entretien de l’artiste avec Elena Parpa, publié dans le journal Phileleftheros, Chypre, 24 mars 2011.


Exposition réalisée avec le soutien de la galerie kamel mennour, Paris, et de la Rodeo Gallery, Londres.
Exposition présentée à la Grande Halle.