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29 juin 2013

Clare Strand à Arles

Je travaille surtout en noir et blanc car il me semble que cela contribue à simplifier le monde visuel. Mon objectif est de prendre à partie la photographie en soulignant ses multiples usages et limitations : je me tiens en permanence à la limite entre l’évidence et l’absurde.

Dans les séries Conjurations, Skirts, Flatland et Spaceland, le mode monochrome me permet, avec divers degrés de conviction et de réussite, de suggérer une réalité alternative. En dépit de tous mes efforts et de ma bonne volonté, ces images peuvent s’avérer imparfaites et faillibles. Apprendre à apprécier et à célébrer ces imperfections m’a permis de répondre en partie à une énigme insoluble et de donner en quelque sorte un sens à l’absurdité du monde.

Les idées sont fondamentales dans ma pratique. Je ne me suis jamais cantonnée à un style unique, préférant adopter l’approche qui me semble la plus adéquate pour répondre au défi que je me suis posés. Ma collection d’images, de catalogues, d’albums et de textes littéraires est ma principale source d’inspiration. Je m’intéresse aux images où la nécessité et la fonctionnalité l’emportent sur la valeur esthétique, celles dont la substance brute est révélée lorsqu’elle sont détournées de leur finalité initiale. Je cherche toujours à comprendre comment ce medium aux contours mouvants est perçu, et inversement, à quoi il pourrait ressembler.


Clare Strand.



Tirages réalisés par Metro Imaging, Londres.

Encadrement réalisés par Circad, Paris, et Peacehaven, Londres.



Artiste présentée par Brett Rogers pour le Prix Découverte. 

Exposition présentée à l’Atelier de Mécanique, Parc des Ateliers, Rencontres d’Arles 2013.