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3 juillet 2013

L’OCCITANE en Provence – Paulo Nozolino

LAVANDE

Un coucher de soleil, les coulisses d’une salle d’opéra avec ses costumes et décors, la grand voile d’un bateau, des animaux sauvages et majestueux, l’innocence d’un enfant, un champ de lavande, voilà bien des poncifs de la photographie. Ceux dont se détournent les photographes de talent tant il est simple de faire une image émouvante lorsque la scène photographiée est déjà merveilleuse.


Des artistes comme Penelope Umbrico ou Corinne Vionnet s’en amusent, jouant de l’accumulation de ces points de vue photographiés des milliers de fois de la même façon. Pourquoi photographier à nouveau les mêmes sujets ?

La commande proposée à Paulo Nozolino consiste à renouveler le regard sur le trop photographié, sur une nature trop belle : un champ de lavande en Provence.


Paulo Nozolino a été choisi car il ne travaille qu’en noir et blanc. Il lui faut donc retenir notre regard en se passant des couleurs saturées et écrasées de soleil qui font le succès habituel de la lavande.


Le défi est total pour ce photographe portugais, merveilleux promeneur, poète solitaire du noir sur noir, tout en silhouette et sensualité.


Pour satisfaire son univers sombre, il a d’abord voulu trouver la bête, celle qui fait des ravages, anéantit la plante. Puis il s’est intéressé au façonnage du paysage pour sa mise en culture, cherchant les lignes, traduisant par les ombres le soleil magistral. Enfin, il en a cherché les essences, notamment dans les alambics de l’Occitane, qui a fait de la lavande son fer de lance scientifique, son image de marque et désormais une fondation pour la sauver.

Le résultat, étonnant, nous force à regarder à nouveau, et autrement sans doute, ce que nous ne voulions plus voir. Le résultat n’est pas un document de plus mais avant tout des photographies.


François Hébel


LA LAVANDE EN NOIR ET BLANC

Il suffit de prononcer son nom pour faire apparaître un champ de vagues bleues. L’image et le parfum apaisant de la lavande sont indissociables du territoire de Provence et de l’histoire de L’OCCITANE. Comment imaginer l’affaiblissement de cette fleur soumise depuis toujours à la rudesse du climat provençal ?

La culture de la lavande est pourtant aujourd’hui confrontée à deux problèmes : le dépérissement à phytoplasme, une maladie transmise par un insecte dévastateur, et le réchauffement climatique. En quelques années, la Provence a ainsi vu ses productions d’huile essentielle de lavande diminuer de moitié*.


Aujourd’hui, L’OCCITANE renforce ses engagements pour la préservation et la promotion du patrimoine lié à la lavande. Au-delà du financement d’un fonds pour soutenir des programmes de recherches, L’OCCITANE souhaite sensibiliser le grand public au dépérissement de la fleur emblématique de Provence. Pour cela, L’OCCITANE s’associe aux Rencontres d’Arles 2013 en participant à la production inédite du photographe portugais Paulo Nozolino consacrée à la lavande. Ce nouveau regard sur cette icône de la flore provençale voyagera ensuite à travers le monde.


« En choisissant le travail en noir et blanc du photographe Paulo Nozolino pour raconter la lavande et son dépérissement sur notre territoire, nous avons voulu privilégier l’acte créatif du regard incisif de l’artiste par rapport à l’accumulation visuelle sensée restituer la réalité ».


Olivier Baussan

*Sources : CIHEF – Comité interprofessionnel des huiles essentielles françaises.


Tirages réalisés par Antoine Agoudjian et l’artiste.

Contre-collages réalisés par l’Atelier Deuxième il, Paris. Encadrements réalisés par Circad, Paris.

 
Avec la complicité d’Olivier Baussan, fondateur de L’OCCITANE en Provence.

Exposition présentée au Palais de Luppé, Rencontres d’Arles 2013.