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28 juin 2013

Martin Becka, Dubai Transmutations

Par ses séries photographiques, Martin Becka nous questionne sur le sens de l’organisation de notre présent et sur nos aspirations pour le futur. Jouant de l’utilisation des procédés photographiques datant de l’invention du média, il s’emploie à désorienter le spectateur par une organisation délibérée d’un « collapse temps ». Ainsi Dubaï, cet Éden mirifique de la globalisation, ville aux projets architecturaux et urbanistiques pharaoniques, cliché de la modernité, de l’opulence et de la réussite, est projeté ici dans un autre espace-temps. Becka nous montre la ville comme si nous la regardions depuis un futur lointain et organise une sorte « d’archéologie du présent ».


La série Dubai transmutations a été réalisée au printemps 2008 à la chambre photographique 40 x 50 cm en négatif papier ciré. Ce procédé inventé en 1851 par Le Gray, peu adapté aux températures aussi élevées que celles de Dubaï, impose une manière de travailler radicalement différente de la pratique photographique argentique ou numérique actuelle. Le photographe doit fabriquer ses négatifs à l’aube du jour de la prise de vue et les développer après la prise de vue, le soir même. Les tirages, faits au retour, sont des tirages contact sur papier salé viré à l’or.


Jean-Pierre Quignaux




Tirages réalisés par l’artiste. 
Encadrement réalisé par Circad, Paris.

Avec l’aimable autorisation de l’artiste.

Artiste présenté par Zeina Arida pour le Prix Découverte. 

Exposition présentée à l’Atelier de Mécanique, Parc des Ateliers, Rencontres d’Arles 2013.