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23 juillet 2015

Oser la photographie, Rencontres d’Arles 2015

CINQUANTE ANS D’UNE COLLECTION D’AVANT-GARDE À ARLES

1965, naissance de la première collection publique de photographies dans un musée des beaux‐arts français. C’était à Arles au musée Réattu. Jean‐Maurice Rouquette, conservateur, et Lucien Clergue, photographe, osent un projet d’avant‐ garde dont découlera le festival des Rencontres d’Arles, l’école nationale de photographie (ENSP) mais aussi la reconnaissance absolue de la photographie en France.

L’exposition de l’été 2015 célèbre le chemin parcouru et propose un retour aux sources de l’histoire singulière de cette collection unique composée, dès la première année, de 400 tirages choisis par des photographes et des collectionneurs motivés par l’enjeu d’un projet muséal. Ce parti pris revendiquait la place d’un art photographique qui, comme une évidence, venait s’écrire au musée Réattu dans la continuité de la grande peinture d’histoire, celle de JacquesRéattu.

Le 28 mai 1965, le musée Réattu préside à la naissance d’un 8e art en devenir et offre ses cimaises à la jeune collection. Arles découvre alors Ansel Adams, Richard Avedon, Cecil Beaton, Peter Beard, Robert Doisneau, Lucien Hervé, Izis, Germaine Krull, Dora Maar, Man Ray, Paul Strand, Edward Weston… Les décennies suivantes verront entrer Brassaï, Édouard Boubat, Henri Cartier‐Bresson, Imogen Cunningham, Mimmo Jodice, André Kertész, William Klein, Sarah Moon, Bernard Plossu, Willy Ronis, Jeanloup Sieff…

Depuis, 5 000 tirages éclairent l’histoire d’une pratique photographique sans cesse enrichie de nouvelles acquisitions, qu’il s’agisse du dépôt de la collection des rencontres d’Arles, de commandes publiques ou de dons. Le développement grandissant de ce département dévore l’identité du musée et appelle au bilan au travers d’une sélection de 200 photographies qui exprime l’état d’un art mutant au gré d’un parcours animé par un questionnement fondamental : qu’est‐ce que la photographie apporte à l’art ? De la photographie narrative à la frivolité de la couleur, la radicalité de l’image s’impose et permet d’évoquer le devenir et le développement de cette collection avec, en conclusion, une installation du photographe Olivier Roller.

Pascale Picard, directrice du musée Réattu

 

Commissaire de l’exposition : Pascale Picard assistée d’Andy Neyrotti.
Exposition produite par la ville d’Arles.

Scénographie : agence Nathalie Crinière, Paris.

Graphisme communication : Digital Deluxe, Arles.

Publication : Oser la photographie. Cinquante ans d’une collection d’avant-garde à Arles, Silvana Editoriale, 2015.

Musée Réattu