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14 juillet 2015

Paolo Woods & Gabriele Galimberti – Les Paradis, rapport annuel

Palais de l’archevêché

 

Les paradis fiscaux ont discrètement pris d’assaut le monde en catimini. Les articles et les rapports de plus en plus nombreux sur ce sujet si mal compris sont en général illustrés par des images de plages bordées de palmiers. Est‐ce bien à cela que ressemblent les paradis fiscaux ? Du Delaware à Jersey, des îles Vierges britanniques à la city de Londres, Paolo Woods et Gabriele Galimberti nous font découvrir un monde secret très différent de ce que nous nous plaisons le plus souvent à imaginer. Pendant plus de deux ans, les deux artistes ont voyagé dans les centres offshore qui incarnent l’évasion fiscale, le secret, et l’extrême richesse, guidés par une unique obsession : traduire en images ces sujets pour le moins immatériels. Ils ont réellement créé une entreprise, judicieusement nommée The Heavens, dont le siège social se situe dans le même bâtiment qu’Apple, la Bank of America, Coca‐ Cola, Google, Wal‐Mart, et 285 000 autres entreprises. Les paradis fiscaux ne sont pas une excentricité exotique mais bien un instrument structurel de l’économie mondialisée. Ils nous confrontent aux problèmes moraux les plus fondamentaux et interrogent les relations qu’entretiennent public et privé, entreprises et états, riches et pauvres.

 

 

Avec le soutien d’Olympus et la particpation d’illy.

Le mobilier de l’exposition est créé par Cathedrae.

Publications : Les Paradis, delpire, 2015 ; The Heavens, Dewi Lewis, 2015. Graphisme par Ramón Pez.

Exposition présentée au palais de l’Archevêché.