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3 août 2017

Sarah Waiswa, Prix Découverte, Rencontres d’Arles 2016

ARTISTE PRÉSENTÉE PAR AIDA MULUNEH
ÉTRANGÈRE EN TERRE FAMILIÈRE


Il est rare de découvrir un nouveau talent qui, à l’instar de Sarah Waiswa, est capable de franchir la frontière esthétique le plus souvent désignée sous l’expression « photographie africaine », une expression imprécise qui passe sous silence la diversité des pratiques photographiques du continent africain. L’approche photographique de Sarah Waiswa mêle la curiosité à un regard cherchant à mettre au jour la complexité de l’environnement et d’un continent qui continue bien souvent à n’être perçu qu’en termes de clichés. Sa série Étrangère en terre familière est une série d’images qui aborde différemment les défis auxquels doit faire face la communauté albinos, une communauté présentée avec beauté, humilité et dignité.
Aida Muluneh


La série Étrangère en terre familière dénonce la persécution des albinos en Afrique subsaharienne. En Tanzanie, par exemple, des croyances attribuent des pouvoirs magiques à leurs membres et organes. En raison de la peur liée à l’inconnu et à la diff érence, les albinos sont toujours victimes de discrimination et subissent les pires humiliations.
Ce projet regroupe plusieurs portraits d’une femme albinos photographiée dans le bidonville de Kibera et illustre ma vision tourmentée du monde extérieur. La série témoigne du quotidien d’une albinos confrontée aux dangers liés aux rayons du soleil et à la société. Elle montre également comment son sentiment de non-appartenance l’a plongée dans un état second, de semiconscience. Mon souhait est que ces images génèrent une réflexion sur l’albinisme, qu’elles incitent les gens à interroger leurs propres croyances et à prendre conscience des souff rances vécues par les albinos.
Sarah Waiswa


Tirages réalisés par Processus, Paris.
Encadrements réalisés par Circad, Paris.
Exposition présentée à la Grande Halle.