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Photographie mexicaine

En 2011 à Arles, à travers de multiples projets se révèle une représentation d’une République conquise de haute lutte et d’une démocratie bien vivante:

Des vintages de la révolution mexicaine (1910), premier moment de la photographie documentaire moderne, sont rassemblés pour la première fois avec le soutien de la Fondation Televisa de Mexico. Une très belle rétrospective consacrée à Graciela Iturbide est présentée avec l’aide de la FUNDACION MAPFRE à Madrid et de sa commissaire Marta Dahó. Des artistes contemporains montrent leur distance critique sur la société mexicaine d’aujourd’hui.

Une longue amitié lie Arles et le Mexique. Après avoir visité Arles, Pedro Meyer a créé à Mexico le Centro de la Imagen, devenu le centre de référence pour les photographes latino- américains. Manuel Álvarez Bravo, chargé il y a trente ans de créer une collection de photographies pour la Fondation Televisa, a approché de nombreux photographes lors des premières Rencontres dirigées par Lucien Clergue.

En 1939, dans une France au bord de la capitulation, le président mexicain, Lazaro Cardenas, sauve les républicains espagnols enfermés par la police française au camp d’Argelès en les évacuant vers le Mexique. C’est le chemin de cette démocratie mexicaine qu’a suivi la valise de négatifs de la guerre d’Espagne de Robert Capa, Gerda Taro et Chim (David Seymour). Elle est exposée pour la première fois en Europe après avoir été révélée à l’International Center of Photography de New York cet hiver. Trisha Ziff, qui a permis de retrouver ce trésor, a donné la première de son film poignant sur le périple de cette valise, en ouverture des Rencontres au Théâtre Antique.