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9 août 2006

Dominique Issermann, Cartes postales

« Une photographie à laquelle je suis sensible ! C’est une photographe qui a un monde, un univers, qui est capable de faire une photo de mode ou de reportage. Son travail est très complet, elle a un univers noir et blanc incroyable, très doux, très sensible, très fin, très pudique. Elle connaît très bien la femme, elle sait comment photographier une femme, c’est sans doute une des meilleures portraitistes aujourd’hui. Elle fait partie des photographes les plus respectés.

Elle fait des photos comme elle veut, elle est très libre, c’est très rare, elle ne cède pas à la mode, c’est son univers, elle suit ses envies. Elle photographie la beauté, au beau sens du terme. Elle est très sensible à l’esthétique, au geste, à la lumière, au dépouillement d’un cadre, Dominique est une grande cadreuse, une grande photographe. Dans un monde qui n’est pas toujours facile, celui du show bisness, de la mode, ses photos sont au-delà de ça, très libres. »

Raymond Depardon



Au début des années 70, Dominique Issermann réalise une série de reportages, textes et photos, pour le magazine Zoom sur des tournages de films comme Casanova de Fellini et Novecento de Bertolucci et devient vite la photographe des plus grandes personnalités. L’année suivante, elle découvre la photo de mode au hasard d’un concours de photo dont elle remporte le premier prix. Grâce à cette photo, elle s’oriente vers la publicité et la mode.

Sonia Rykiel, la première, lui confie ses campagnes publicitaires pendant 10 ans, puis elle travaille pour Christian Dior, Nina Ricci, Yves Saint-Laurent, Emporio Armani, Montana, Guess, Lancôme, la Perla, Hermes, Tiffany, Cartier, Victoria’s Secret, Lanvin, Chanel…


Elle collabore avec de nombreux journaux de groupes internationaux tels Vogue, Elle, Cosmopolitain US, New York Magazine, ainsi qu’avec les plus prestigieux suppléments de mode du New York Times, du Corriera Della Sera et du quotidien Le Monde.

Parallèlement à sa carrière de photographe, elle réalise de nombreux clips musicaux dont ceux de Léonard Cohen Dance me et Manhattan, ainsi que des films publicitaires pour de grandes marques.

En 1987, elle publie aux éditions Schirmer & Mosel le livre « Anne Rohart ». En 2002, Victoria’s Secret réunit son travail dans le livre « Sexy Book ». En 2004, un portfolio de ses photographies les plus célèbres est publié dans le livre annuel de Reporters sans Frontières, préfacé par Philippe Sollers.


Réalisation: Dominique Issermann et Olivier Kœchlin. Production exécutive: La Tambour Qui Parle. 

Exposition projetée à l’église des Frères-Prêcheurs, produite par les Rencontres d’Arles, 2006.