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24 août 2005

Gareth McConnell, Fleurs de nuit

Proposé par Kathy Ryan pour le Prix Découverte 2005. 


C’est le printemps, il fait nuit, la ville dort. Des fleurs surgissent dans de drôles d’endroits, il les remarque puis les photographie. Format standard. Trépied. Temps de pose prolongé. Pas de flash. Film spécial lumière artificielle et éclairage disponible dans la rue. Et voilà, l’objectif saisit les fleurs autrement que l’œil. Il offre un aperçu de l’inconscient optique. Il nous montre des choses totalement inattendues. Des choses que l’on aurait jamais imaginé découvrir.

Pour McConnell, le sublime, le monumental, le « Oh putain, c’est triste et beau à la fois » sont à chercher chez les gens les plus invraisemblables, dans les endroits et les choses les plus insolites. Dans une peinture murale aux accents sectaires. Aux pompes funèbres. Chez les fumeurs de crack. Dans le corps violenté. Chez les laissés pour compte et les marginaux. Au centre de réadaptation. Dans le « Oh putain, c’est triste et beau à la fois ». Chez les gens les plus invraisemblables, dans les endroits et les choses les plus insolites.

Fleurs de Nuit, c’est pareil. Une série de petites révélations photographiques. Révélations dans la mesure où elles révèlent ce que l’œil ne voit pas, ce que la nuit ne livre pas, ce dont le chaos, la saleté, le béton sempiternels de la ville nous privent. Elles révèlent une rencontre fortuite avec la fragilité, la paix, la beauté. A l’ombre du siège social d’une grosse boîte. Dans une rue du ghetto. Elles proposent transcendance, liberté, rédemption. Là ou on ne s’y attend pas du tout. De la couleur au fin fond de la nuit.  

Simon Pooley



Exposition présentée au Magasin des Electrique, Rencontres d’Arles 2005.