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7 août 2008

Georges Tony Stoll, Constellations-2008

« Vide, absence, présence, érotisme, violence, inquiétude, je suis resté scotché la première fois que je me suis trouvé face à son univers plein de risques et de charmes au sens antique de sortilèges. Le contrepoint des peintures textiles brodées par ses soins confirme cette attraction sans pour autant donner d’inutiles clés. »

Christian Lacroix




Quand Georges Tony Stoll parle de corps, il n’est pas question de l’objet mais de son image. La désigner par ce terme de corps confère à l’image une épaisseur, une vie intérieure. Elle devient matière d’expression. Non pas une matière qui exprimerait, symboliquement ou par analogie, une idée ou un sentiment, ce qui ne relève jamais que de la représentation et de la métaphore. Plutôt une matière dont la qualité est d’exprimer. Les corps dont il est question dans ses uvres se caractérisent par l’étendue et le mouvement ainsi que par cette qualité expressive qui n’excède en rien les deux premières qualités et ne renvoie métaphoriquement à aucune transcendance. Le sens circule et s’exprime ici à même le corps. Chez Georges Tony Stoll, l’aventure de la modernité conduit à cette concentration de l’art dans les considérations et des dispositifs strictement physiques et mécaniques, refusant de se soumettre à un ordre ou une justification rationnels.

Extrait du texte de Vincent Simon, En parcourant, in Georges Tony Stoll, Dessin infini, éditions septembre, 2007.



Collections présentées : José Alvarez, Agnès B., Luca Lionni, Elisabeth de Rotschild, Jean-Claude Sergues, le Musée d’art moderne de la Ville de Paris.

Il est représenté par la galerie Serge Le Borgne à Paris.


Exposition présentée à l’Atelier des Forges, Parc des Ateliers, Rencontres d’Arles 2008.