logo
fr en
close post
7 août 2008

Guido Mocafico, Nature morte

« Tout a commencé pour moi avec ses crânes d’animaux juxtaposés aux ruines de Beyrouth. Un des seuls à pouvoir/savoir photographier une goutte de parfum, un souffle de poudre. Il préfère montrer à Arles ses « vanités » (si ces Rencontres avaient eu un titre il eût été celui-là) en trompe-l’il des grandes peintures du XVIIe qui sont de grandes photographies aujourd’hui. »

Christian Lacroix




« Le jour où un spectateur regardant mes tirages m’a demandé pourquoi j’avais photographié des tableaux, j’ai compris que mon but, l’illusion, était atteint. » Guido Mocafico revisite les grands peintres de nature morte des XVIIe et XVIIIe siècles. Natures mortes de table, bouquets et vanités reprennent, dans une étude obsessionnelle des rapports de lumière, de couleur et de texture, les codes de composition des natures mortes de Pieter Claesz, Jan Bruegel, Jan Davidsz de Heem, Jean-Baptiste Siméon Chardin ou Abraham van der Schoor Ces peintures imitaient la nature, Guido Mocafico imite la peinture, d’après nature. La mise en abyme est double, le spectateur induit en erreur.




Ces images ont été réalisées avec le concours d’Emmanuel Turiot, styliste culinaire, d’Hervé Sauvage, set designer, Marie-Christine Loo et Fabien Rochoux, stylistes fleurs, Marie Zacchi, postproduction. Il est représenté par la galerie Hamiltons à Londres.

Exposition présentée à l’Atelier de Mécanique, Parc des Ateliers, Rencontres d’Arles 2008.