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10 août 2006

Olivier Jobard / « The Hard Way, The Only Way », Carnet de route d’un immigrant clandestin

« C’est la nouvelle génération de reporters, de photographes, prenant des risques, avec un style rapide, passant du temps sur le terrain, concret, attentif, et patient pour ne pas dire courageux. Derrière le scoop, il y a la force et l’énergie d’un bon photographe, à suivre.»

Raymond Depardon



« The Hard Way, The Only Way », 
Carnet de route d’un immigrant clandestin


Photojournaliste, Olivier Jobard contribue à dresser une cartographie des réalités tragiques de son temps, créant par l’image une mémoire des événements marquants liés aux bouleversements géopolitiques contemporains.

C’est en France, à Sangatte en l’an 2000, que lui apparaît la nécessité profonde de montrer plus que les signes extérieurs des conflits, plus que les instants de la guerre : la souffrance quotidienne des populations concernées et, malgré les terribles difficultés de l’exil, l’espoir que représente la migration vers le Nord: le nouvel Eldorado de nos sociétés occidentales.


« Je souhaitais pouvoir mettre des noms et des histoires sur ces visages. Auparavant, je m’étais toujours contenté de croiser ces gens, ne m’attachant qu’à l’événement lui-même lors de mes reportages. »
C’est pourquoi en 2002, Olivier Jobard entreprend un travail autour des conséquences des désordres politiques aux portes de l’Europe. C’est depuis leur pays d’origine qu’il va suivre l’itinéraire de ceux qui décident de partir pour s’installer coûte que coûte dans l’Union Européenne, seul espace selon eux porteur d’avenir.


«
The Hard Way, The Only Way » retrace le voyage d’un Camerounais de 22 ans, Kingsley. Ce jeune homme traverse en toute illégalité l’Afrique sub-saharienne : le Cameroun, le Nigeria, le Niger, le désert du Sahara, l’Algérie et enfin le Maroc pour embarquer sur une « patera », affrontant l’Atlantique jusqu’aux Canaries, territoire espagnol et donc européen.


Cette installation audiovisuelle est enrichie du témoignage de Kingsley, tiré d’une série d’entretiens réalisés un an après son arrivée en France. Le récit rapporte avec force, authenticité et émotion le parcours d’un homme qui a tout abandonné pour tenter de vivre dignement.


Au-delà de l’exploit humain que représente un tel périple, transparaît la confrontation tragique des espérances de l’exilé avec les réalités quotidiennes d’une société étrangère.



Exposition organisée avec la collaboration de l’agence Sipa Press et le soutien du laboratoire Dupon et HP. 

Exposition projetée à l’Atelier des Forges, Parc des Ateliers, Rencontres d’Arles 2006.