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12 août 2008

Stefanie Schneider, 29 PALMS, CA

  29 Palms, CA se situe à la croisée du film et de l’art. Dans cette série, la photographe allemande Stefanie Schneider explore et illustre les rêves et fantasmes d’une communauté résidant sur un terrain de caravaning en plein désert californien.

Le projet consiste à faire éclore une collaboration artistique, conceptuelle et filmique entre des acteurs, musiciens, photographes et cinéastes tels que Udo Kier, Marc Forster, Radha Mitchell, Max Sharam. Chaque participant développe et joue ses propres personnages.

L’impression générale d’un long métrage importe autant que chaque étape ou fragment qui le compose. De la même manière que la vie et les circonstances de notre réalité sociale, le projet 29 Palms, CA subit une évolution constante. Le film est une biographie et un commentaire social, dans lequel les personnages incarnent les alter ego des individus qui les ont créés. Au cours du projet, chaque interprète apporte ses idées, ses histoires, ses décors, ses monologues, ses poèmes, sa musique et ses films, de sorte que le principe d’association des points de vue et de collecte des différents fragments et représentations intensifie le rythme du film. Chaque personnage doit se présenter en tenant un journal fictif ou semi-fictif sur le site Internet, spécialement conçu pour la série (). Monde parallèle, le site donne naissance au film et à un programme radiophonique, Les Curs Solitaires. Les personnages influent sur le devenir du film à travers leurs descriptions. Le film est réalisé à partir d’images Polaroid animées. La pellicule périmée donne une touche surréelle aux formes et aux couleurs. Les images semblent fugitives, crispées, floues. Stefanie Schneider peint avec ses films Polaroid. Elle évoque l’ambivalence entre imagination et interprétation, fiction et réalité, et laisse au spectateur le soin de fabriquer sa propre image, de se situer dans un espace réel ou surréel. Le motif du désert alimente la dichotomie de l’imagination et de la réalité, en rupture constante avec la notion de repère fiable, absente de la série. Les personnages évoluent dans un monde perdu. Seule la vie peut bouleverser leur conception de ce monde. Le lieu où vivent les interprètes de 29 Palms, CA relève plus de l’idée, du reflet d’un lieu, que du lieu en soi. La lumière et le paysage désertique créent une réalité imaginaire à laquelle les personnages sont confrontés et où se mêlent souvenirs, rêves et réel.


Kerstin Dibbelt




Elle est représentée par la Galerie Robert Drees, Hanovre.


Artiste présentée par Nathalie Ours.

Exposition présentée à la Grande Halle, parc des Ateliers, Rencontres d’Arles 2008.