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6 juillet 2004

Stephen Gill, Etudes de terrain

À 33 ans, Stephen Gill est en passe de devenir une personnalité incontournable de la scène artistique britannique. Partisant de l’hybridation du documentaire et d’une démarche conceptuelle, sa première exposition personnelle à l’étranger comprend quatre séries inédites. Le pouvoir de fascination, le côté exemplaire de ces séries, résident dans leur approfondissement, tout en précision, d’une seule et même idée.


Aller- retour

Habitué du train Liverpool Street–Southend de 10h15, Stephen Gill en photographie les occupants d’un bout à l’autre des rames : les voyageurs regardent fixement par la fenêtre, s’occupent de leurs affaires personnelles, tantôt isolés, tantôt en rapport les uns avec les autres, rêveurs ou concentrés. Stephen Gill nous offre une exploration de moments privés dans l’espace public.


Portraits de caddies

Partie intégrante du paysage social britannique, ces caddies sont l’apanage de vieilles dames qui les utilisent avec une certaine fierté, pour transporter leurs courses bien sûr, mais aussi comme « armes ». Cette série de portraits, aussi attristants qu’édifiants, fascine.



Perdus

Comment arrive-t-on à obtenir des indications dans la rue ? Cramponnées à leur plan ou à leur guide, les « âmes en peine » ont recours à un passant. Pourtant, comme le montrent les photographies de Stephen Gill, ce dernier a souvent l’air tout aussi égaré que son interlocuteur…

 

Panneaux d’affichage

Nos villes pullulent de panneaux d’affichage, vecteurs « stridents » d’injonctions commerciales. Stephen Gill photographie ces panneaux, de dos cette fois, pour mieux dévoiler la misère qu’ils recèlent. Avec des légendes très ironiques, l’artiste signale le type de produit de consommation concerné.

Stephen Gill photographié ces panneaux, mais de dos cette fois, de manière à dévoiler la misère qu’ils recèlent. Avec des légendes très ironiques, l’artiste signale le type de produit de consommation concerné.

Stephen Gill promène son regard espiègle sur le paysage urbain contemporain. Il est également photographe de presse. Ses projets personnels ont connu un succès considérable. Portraits ou paysages, ses images très « british » s’appuient sur l’ironie et un sens aigu de l’euphémisme.

Martin Parr




 Avec le soutien du British Council.

Exposition présentée au Magasin Electrique, Parc des Ateliers, Rencontres d’Arles 2004.