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19 août 2009

Yang Yongliang, Prix Découverte des Rencontres d’Arles 2009

Présenté par Claude Hudelot. Journaliste, directeur artistique des Rencontres d’Arles en 1988 et 1989.


PHANTOM LANDSCAPE (PAYSAGE FANTÔME).

J’ai nommé la première création de Phantom Landscape Eau de montagne, un élément symbolique chinois. Ce titre se réfère à deux choses, de manière littérale : d’une part la ville où je vis, de l’autre l’eau de la montagne, ce qui représente en chinois le paysage. La ville est mon lieu d’habitation, un espace qui évolue avec moi et qui renferme mes souvenirs. Un mirage ou une ville fantôme est l’environnement vers lequel je tends mais qui n’existe que dans mon imagination. L’eau de la montagne (le paysage) suggère l’imitation de l’art traditionnel de mon enfance, qui disparaît au fur et à mesure de mon évolution personnelle et de celle de la ville. La naissance du Paysage fantôme n’est pas un accident. La ville, le paysage, je les aime et les hais en même temps. Si j’aime la ville pour son côté familier, je déteste d’autant plus la rapidité stupéfiante à laquelle elle grossit et englobe l’environnement. Si j’aime l’art traditionnel chinois pour sa profondeur et son caractère inclusif, je hais son attitude rétrograde. Les anciens exprimaient leur appréciation et leurs sentiments envers la nature à travers des peintures de paysages. Pour ma part, mon propre paysage sert à critiquer la réalité telle que je la vois.

Yang Yongliang



Encadrements réalisés par Circad.

Exposition présentée à la Grande Halle, Parc des Ateliers, Rencontres d’Arles 2009.